Centre d'art international Lia Kasper

galerie pro arte kasper

Exposition du 22 mars au 24 avril 2003

 


Estampes japonaises.
Les grands maîtres des 18e, 19e et 20e siècles.

Des oeuvres précieuses et rares

Pour la dix-neuvième année, la Galerie vous convie à son exposition consacrée aux estampes japonaises. Avec le temps, celles-ci deviennent de plus en plus précieuses et rares. C'est donc un rendez-vous à ne pas manquer.

Quelques 80 estampes seront exposées. De plus, cette année, la galerie présente pour la première fois 6 dessins originaux réalisés pour des estampes dont certains, notamment ceux de Katsumura Terunobu, datent du début du XVIIIe siècle. Ce sont des oeuvres raffinées, représentant des personnages, des acteurs et des courtisanes.

L'art de l'estampe est né au Japon au XVIIe siècle. Jusqu'à cette époque, les peintres créaient sur soie, sous forme de rouleaux, des ┬Žuvres uniques destinées aux membres de la cour et à une certaine élite. La technique de l'estampe, empreinte d'un bloc gravé et encré sur papier, a permis ainsi de multiplier les images et d'offrir au public de très belles illustrations à un prix moins élevé.

Vivant dans les villes, les artistes ont été les spectateurs et les "reporters" de leur propre collectivité. Ils s'attachaient à donner la vision du monde qui les entourait, composé d'acteurs évoluant sur la scène des théâtres, mais aussi de courtisanes dont la présence est indissociable de la communauté japonaise. Ces estampes démontrent avec quelle force les acteurs interprétaient leurs rôles et avec quel luxe et quelle recherche les courtisanes s'habillaient. La beauté des tissus envahit l'image, les plis des soies brodées se chevauchent dans de fastueux et précieux enchevêtrements, les coiffures, fixées par des peignes et quantité d'aiguilles en bois, composent de somptueuses architectures.

Enfermés dans leurs cités, les dessinateurs et peintres méconnaissaient leur propre pays, si bien que, lorsque les portes se sont ouvertes, la nature les a émerveillés. Le Mont Fuji, cône à la géométrie presque parfaite, lieu sacré des dieux shintô, ne pouvait qu'inspirer ces artistes si curieux des beautés de leur pays.

Les estampes japonaises, avant même de séduire par leur valeur artistique, racontent l'histoire d'une civilisation dont l'évolution est restée, au cours des siècles, en dehors des courants du monde.

 


 

Utagawa KUNISADA (1786-1865)
"La courtisane Nagao de Owariya
avec ses kamuro"
signature: Gototei Kunisada ga
avec cachet Toshidama.
Edité par Ezariya Kichibei.
1813-1814. (26ES)

UTAMARO II (vers 1830)
"Double portrait en buste de la
courtisane Karakoto de Chojiya".
De la série "Union entre courtisanes
au sommet de leur prospérité".
Signé: Utamaro hitsu. Edité par
Moriya Jihei. Vers 1808. (15ES)

Kunitomi TOMINOBU
(actif vers 1820-1844)
"La courtisane Toyoyama
de Okamotoya".
Signature: Kasentei Tominobu ga.
Edité par Iseya Kohei. 1830.
Cachet de censure Kiwame. (6ES)

 

Utagawa HIROSHIGE (1797-1858)
"La station Shimada".
De la série "Les cinquante-trois relais du Tokaido".
Edité par Marusei vers 1849. (2/UH)

 

Utagawa HIROSHIGE (1797-1858)
"Vue de Yokkaichi".
De la série "Les cinquante-trois relais du Tokaido".
Signature: Hiroshige hitsu.
Edité par Tsutaya Kichizo. 7/1855. (27ES).

Utagawa HIROSHIGE (1797-1858)
"Eclaircie après la tempête à Awazu".
De la série "Huit vues de Omi".
Edité par Uoya Eikichi.
Sinature: Hiroshige ga. 3/1857. (11UH).


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